Frédéric Chiasson

compositeur

Nouveau site en construction

Ce site n'est pas à jour parce qu'un nouveau site est en construction. En fait, je continue à composer et arranger beaucoup ! D'ici là, pour les dernières actualités, suivez ma page Facebook.

“Bungalopolis” : Hors des sentiers battus

Roger Blackburn, Le Quotidien

24 février 2011

Accueil > Revue de presse > Le Quotidien : « “Bungalopolis” : Hors des sentiers battus » >

Share

Image de l'article

JONQUIÈRE – L'opéra-cabaret « Bungalopolis » présenté par la Société d'art lyrique du Royaume hier au Théâtre Palace d'Arvida sort vraiment des sentiers battus. Si l'organisme voulait faire de la présente saison un changement d'orientation, le pari est tenu. Téméraire, risqué, audacieux, déjanté, nouveau, presque expérimental pourraient qualifier le spectacle présenté hier soir devant une salle d'environ 150 personnes.

Les spectateurs ont assisté pour la première fois à Saguenay à la présentation d'une bande dessinée chantée. Les cases de la BD défilaient sur un écran géant au dessus de la scène pendant que le quatuor de chanteurs lyriques composé du baryton Dominique Côté, de la soprano Ariane Girard, du ténor Sylvain Paré et du baryton-basse Philippe Martel, dans une habile mise en scène de Mylène Lapierre, jouait les héros sur scène.

Vraiment, une soirée de découvertes au rythme des folles histoires de Jérôme Bigras, un personnage né dans le magazine CROC à la fin des années 1980 et sorti tout droit de l'univers déjanté du bédéiste Jean-Paul Eid avec sa BD « Des tondeuses et des hommes ». Langage populaire, histoire « pas rapport » diraient certains au sujet de ce personnage bedonnant et sédentaire qui fait grincer des dents avec son ami fidèle, sa tondeuse à gazon. La poésie lyrique s'est frottée à un autre monde et le résultat est assez étonnant.

Les spectateurs peuvent lire l'histoire à mesure que les cases de la BD défilent sur scène pendant que les interprètes chantent le texte et joue les personnages tous aussi loufoques les uns que les autres. Le défi est grand, le contenu est verbeux, les comédiens ont dû faire des prouesses pour demeurer synchro avec la musique et les images et les changements de costumes.

Les musiciens, dirigés par Christian Gort (sic), ont relevé avec brio l'œuvre des compositeurs. La musique, comme à l'époque des films muets, donne le ton, donne le rythme de l'action en plus d'accompagner les voix à l'image de certains dessins animés. La mise en scène et la musique ont réussi un mariage obligé presque parfait.

L'opéra-cabaret Bungalopolis ne met pas en valeur les voix de ces artistes accomplis, mais fait appel à leurs talents de comédien. Le sujet n'est pas léger même si les nombreuses histoires chantées en trois actes traitent de la vie quotidienne de banlieusards dont la tranquilité est constamment menacée. Nous sommes à des années-lumières des opérettes du Carnaval-Souvenir, une métamorphose qui fait du bien à voir.

← Les Langues Sales : « Bungalopolis: Un opéra poilant »

Le Blogue du festival Montréal/Nouvelles musiques : « Alexia, le Sensualiste de la musique et le Musicolateur » →

Commentaires

comments powered by Disqus