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La bande dessinée fait son opéra-cabaret

Fabien Deglise, Le Devoir

16 février 2011

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Il a marqué l'univers de la bande dessinée en rigolant de la banlieue tout en se jouant des codes formels et des conventions du 9e art. Il marque aujourd'hui l'univers de la musique en gardant le même cap: plus de 20 ans après sa naissance, le personnage Jérôme Bigras, mis au monde par le bédéiste Jean-Paul Eid, va se retrouver en effet cette semaine au cœur d'un opéra-cabaret présenté à Montréal. Avec la même folie que sur du papier, assurent les créateurs.

Bungalopolis — hommage au titre du premier album des aventures de Bigras — se veut une mise en musique et en chansons de l'oeuvre d'Eid, dont les grandes lignes ont été présentées entre 1985 et 1994 dans le défunt magazine Croc. Le compositeur de musique actuelle Maxime Goulet — qui a signé par le passé des compositions pour l'Orchestre symphonique de Vancouver — est à l'origine de ce transfert de support, assuré sur scène par quatre chanteurs-comédiens, un quatuor de musiciens et un chef d'orchestre. En gros.

«La première fois qu'on m'a parlé de cet opéra-cabaret, j'ai cru qu'on cherchait à me piéger dans une émission de caméra cachée», résume Jean-Paul Eid, qui dit toutefois être aujourd'hui emballé par l'adaptation. «Cette bédé jouait beaucoup avec sa trame narrative. Il y avait quelque chose d'éclaté qui trouve finalement très bien sa place dans ce nouveau contexte. Pendant des années, j'ai cru faire de la bédé, mais sans le savoir, j'ai aussi écrit un livret d'opéra.»

Au total, 15 aventures de Jérôme Bigras dans le monde surréaliste de sa banlieue s'exposent sur scène, où chaque case est projetée sur un écran. Y compris l'épisode où Bigras est la victime «d'une bédé dont vous êtes le héros». Le contenu des phylactères est lu ou chanté avec un décalage de circonstance. Une première version de ce concept a été montée en mai 2010. La nouvelle mouture vient avec plus de chansons, de décors et une nouvelle mise en scène.

«Ce n'est pas un opéra traditionnel», précise Maxime Goulet, qui a découvert l'oeuvre d'Eid avec une réédition de l'intégrale en 2008 dans Des tondeuses et des hommes (La Pastèque). «Nous voulions quelque chose de convivial, mais qui en même temps respecte l'univers de Jerôme Bigras.» Le résultat, lui, va se découvrir sur les planches du Lion d'Or à Montréal, les 17 et 18 février prochain, puis au théâtre Palace de Saguenay à la fin du mois de février.

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