Frédéric Chiasson

compositeur

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Excellente création d'Ishtar contre les éléments... et le remorquage

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6 avril 2012

Enfin ! Ishtar est enfin mise au monde par Louis-Philippe Bonin et l'Ensemble Paramirabo. Ce fut une excellente création, parmi selon moi le meilleur concert de cette année pour l'ensemble. Si la qualité d'exécution était toujours au rendez-vous, c'est la programmation qui rendait le concert mémorable, où – si j'oublie la mienne, fausse modestie assumée ! – beaucoup de pièces à elles seules valaient le détour, dont Sur les rives de de Gabriel Dharmoo et Gates of Light de Kevin Lau.

L'exécution par Louis-Philippe et Paramirabo fut à la fois soignée et follement énergique, l'énergie étant bien sûr surtout dans le 2e mouvement. Autant les douces inflexions microtonales et les ambiances de nature au soir de l'« Étoile du soir, déesse de l'amour » que la joie intempestive de l'« Étoile du matin, déesse de la guerre » ont été rendues avec une magnifique justesse.

C'est d'autant plus admirable que j'ai pu prendre conscience que l'ensemble luttait contre plein d'impondérables pour assurer une belle exécution. Le Café L'Artère leur avait déjà compliqué la tâche en programmant un lancement juste quelques heures avant le concert. Une faute que le Café a peut-être voulu nous faire pardonner en servant du vin et des hors-d'œuvres gratuits, ce qui est apprécié. Mais les embûches ne se sont pas arrêtées là.

Le soliste et l'ensemble ont dû lutter aussi contre une salle sèche, ingrate pour les équilibres sonores. C'était la démonstration par l'absurde que des cordes ont besoin d'une salle réverbérante pour bien sonner. Sinon, elles se fondent mal aux autres instruments et se font masquer facilement, surtout par un saxophone qui a été conçu pour remplacer ces cordes en plein air ! Marier les cordes et le saxophone dans un plan d'accompagnent peut sembler une faute d'orchestration. Pourtant, cela fonctionne magnifiquement bien dans la Création du monde de Darius Milhaud, le liant du saxophone englobant les cordes dans un plan étonnamment homogène. La salle empêchait sûrement ce mariage des sonorités dans Ishtar. On pourra le vérifier avec l'enregistrement à la salle Pollack bientôt.

Un autre pépin carrément comique était le piano. Accordé en journée, il sonnait déjà faux dès le début du concert. Certaines notes sonnaient comme un piano préparé – avec des boulons ou du papier sur les cordes, même si l'ensemble n'avait rien préparé de tel. Ça donnait de jolis sonorités de cymbalum par moments, par d'autres, celles de cannettes de Pepsi ! Le plus triste, c'est que le piano manquait cruellement de basses, indispensables pour la « Déesse de la guerre ». Finalement, la guerre était entre la pianiste et le piano, l'excellente Gabrielle Gingras vargeant comme une malade sur les touches graves pour en sortir le maximum.

Le Café L'Artère aurait le projet de remplacer ce « piano-surprise » par un nouveau piano à queue. On les y encourage fortement.

Mais finalement, c'était peut-être seulement moi qui a entendu tous ces problèmes. La pièce fut chaudement applaudie par le public. Il y a même des discussions pour reprendre la pièce plus tard dans la saison.

Marc Belley a enregistré gracieusement le concert. Je devrais pouvoir présenter le vidéo bientôt sur le site. Un gros merci aussi à tous ceux qui sont venus au concert !

La création, ça coute cher... pour le remorquage !

En sortant du Café L'Artère, j'ai eu la merveilleuse surprise d'être remorqué, alors que j'étais bel et bien dans le stationnement du Café L'Artère ! Il semblerait qu'il fallait avoir une vignette du Café pour ne pas être remorqué. C'était annoncé sur la porte d'entrée – parmi une tonne d'autres affiches – qu'une vignette allait être donnée en entrant dans le Café... ce qui ne m'a pas été donné !

Franchement ! Est-ce vraiment nécessaire d'écrire à quel point je trouve ce système niaiseux ? Ce système est imposé au Café par le propriétaire de l'édifice du 700, av. du Parc. J'ai appelé le Café L'Artère, qui est supposé parler avec le propriétaire de l'édifice. En tout cas, le proprio de l'édifice est mieux de trouver un autre système, car ce n'est pas vrai que des clients vont risquer de payer 86$ à chaque fois qu'ils osent aller au Café L'Artère... et d'aller chercher leur voiture sous le viaduc Rockland, à 12 rues du Café !

Mise à jour : Remboursement par le Café L'Artère et manœuvres illégales d'une compagnie de remorquage

Le Café L'Artère a généreusement accepté de payer les frais de remorquage pour ma voiture, ce pourquoi je les remercie. Comme écrit précédemment, le Café va discuter avec leur propriétaire concernant les problèmes de stationnement qu'ils ont. On espère sincèrement pour le Café que ça marche !

Mais il a pire. Les voitures « fautives » sur ce stationnement sont remorquées par Remorquage Québécois à vos frais, qui a fait l'objet d'un reportage de La Facture en 2004. Or, en 2012, l'entreprise continue d'exiger un paiement (par carte de crédit dans mon cas) avant de dire où se trouve le véhicule remorqué, ce qui est illégal.

Si vous vous faites remorquer par Remorquage Québécois à vos frais, ou toute autre compagnie de remorquage, et qu'on vous demande de payer vos frais avant de connaitre la position de votre voiture, refusez et appelez la police. La police connait bien cette entreprise et lui exigera elle-même de donner l'adresse du véhicule. En 2004, les personnes victimes de ce stratagème ont été remboursées.

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